Les mutations sociales vues à travers notre assiette
Les mutations sociales vues à travers notre assiette |
Les pratiques alimentaires en disent beaucoup sur le fonctionnement d’une société. En Espagne, par exemple, il existe un mot pratiquement intraduisible, la sobremesa, qui est un moment, après le repas, où les convives restent à table et discutent tranquillement. C’est un moment de sociabilité particulier qui ne se vit pas de la même manière dans d’autres pays. En France la convivialité se construit plutôt pendant le repas lui-même. Ailleurs, le repas est, parfois, surtout un moment fonctionnel où l’on s’alimente, ce qui fait que l’on passe à autre chose le plus vite possible.
Les changements alimentaires, marqueurs d’évolutions sociales sur le long terme
Est-il possible, alors, de lire des évolutions sociales au travers de ce qui se passe dans notre assiette ? Assurément. De premières choses sont visibles, déjà, si l’on regarde les évolutions de longue durée. Pour la France, le tournant se situe un peu avant le début du XXe siècle. A cette époque, l’essentiel de l’apport calorique provenait des céréales et des féculents. Depuis, les produits animaux, les fruits et légumes, les graisses et les sucres rapides, ont compensé une baisse vertigineuse desdits céréales et féculents. Si l’on décompose les apports entre glucides, lipides et protides on voit qu’on a changé de monde depuis 1900.
CMM – Infos décembre 2019
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Decembre 2019 |
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Une femme aux côtés des déplacés du KasaïDe mi-2016 à mi-2017, la région du Kasaï a été dévastée par un conflit armé. Des milices rebelles se sont rassemblées autour d’un chef traditionnel, Kamuina Nsapu, pour lutter contre le pouvoir central. Les rebelles, pour la plupart des jeunes hommes et des jeunes garçons, étaient profondément frustrés par les actions du gouvernement. Ils estimaient aussi que leur région avait été gravement négligée par le gouvernement national. Ils attaquaient des postes des forces de sécurité, et parfois aussi des écoles, des églises et des hôpitaux Colloque des Facultés que l’Institut Supérieur de Liturgie et l’Institut Supérieur d’Études Œcuméniques
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Novembre 2019 |
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Aux racines de la Réforme radicale
L’apostrophe d’une œuvre graphique saisissante
Le musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg propose, en ce moment, une rétrospective consacrée à l’artiste allemande Käthe Kollwitz. L’essentiel de ses travaux sont des gravures, des dessins en noir et blanc et des statues, qu’elle a produits pendant la première moitié du XXe siècle. Il est difficile de la classer dans un genre. On a pu la qualifier d’expressionniste et il est vrai que ses œuvres ont une grande force expressive. Mais là s’arrête la proximité.
Käthe Kollwitz peint la misère et la souffrance qu’elle voit à sa porte. Elle était proche de la social-démocratie allemande, mais son approche est plus sensible que politique ou idéologique. Elle a produit, par exemple, une gravure représentant l’enterrement du leader spartakiste Karl Liebknecht, mis à mort alors qu’il tentait de provoquer une révolution dans l’Allemagne vaincue, juste après la guerre de 14-18. Elle écrivit à cette occasion : « En tant qu’artiste, j’ai le droit d’extraire le contenu émotionnel de toute chose, de le laisser agir sur moi et de l’extérioriser. J’ai par conséquent le droit de représenter l’adieu des ouvriers à Liebknecht, sans suivre Liebknecht dans ses idées politiques ».
