le Centre Mennonite de Paris est une association, en partenariat avec d’autres institutions et églises chrétiennes, dont le but est de diffuser une réflexion théologique et une pratique largement inspirée de la tradition anabaptiste.

Centre Mennonite de Paris
13, rue Val d'Osne
94410 SAINT-MAURICE

Tel : 01 43 96 12 32
centremennonite@orange.fr

« Martelant leurs épées, ils en feront des socs, de leurs lances ils feront des serpes. On ne brandira plus l’épée nation contre nation, on n’apprendra plus à se battre »

Une tragédie mennonite – 1917-1939 (IV)

Au sein du malheur, les mennonites qui survivent font différentes tentatives pour s’adapter à une situation dont ils ne savent comment elle évoluera. Plusieurs solidarités s’organisent, insuffisantes et parfois dangereuses.

CMM – Infos Mars 2019

CMM-infos-mars 2019

Le Secrétaire Général déménage

Le secrétaire général César García et Sandra Báez Rojas, assistante exécutive de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM) ont déménagé au Canada en février 2019 pour travailler depuis le bureau de Kitchener, en Ontario.Lire la suite

Vote du Parlement européen sur le fond de la défense 2018

La majorité du Parlement européen mise sur l’investissement dans l’armement plutôt que sur le renforcement des instruments civils de transformation des conflits

Vote du Parlement européen sur le Fonds de la défense aujourd’hui : la majorité du Parlement mise sur l’investissement dans l’armement plutôt que sur le renforcement des instruments civils de transformation des conflits

WETHEN, 12 décembre 2018 – Dans une prise de position sur le vote d’aujourd’hui concernant le mandat de négociation du Parlement européen pour le Fonds européen de la défense, le conseil d’administration de Church and Peace déclare :

Les décisions budgétaires sont l’indice d’un changement d’orientation politique. Nous contestons donc la décision prise aujourd’hui par le Parlement européen d’investir massivement dans le secteur militaire dans le cadre financier pluriannuel (2021-2027). Selon la Commission européenne, le Fonds de défense de 13 milliards d’euros fera de l’Union européenne le quatrième investisseur dans la recherche sur les armements parmi les États membres de l’UE. C’est exactement ce contre quoi, avec d’autres ONG européennes, nous avons lancé une mise en garde urgente dans une déclaration du « Réseau européen contre le commerce des armes ».(1)

La mission de Dieu et les partenariats mondiaux

Leçons du passé, pistes pour l’avenir

La terreur et l’angoisse des citadins étaient palpables1. Le conflit armé durait depuis plus d’un jour et d’une nuit avec des coups de feu réguliers, lorsque à 10 h 30, la première bombe à cylindre explosa. C’était le 2 mai 2002. La veille, la guérilla de gauche connue sous le nom de Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC-EP) avait attaqué le groupe paramilitaire d’extrême droite des Forces d’Autodéfense unies de Colombie (AUC), dans la ville de Bojayá.

Les mennonites trouvent leurs origines dans l’anabaptisme pacifique de la Réforme protestante du XVIe siècle. Apparus vers 1525 dans l’entourage du réformateur zurichois Zwingli, le mouvement se propage ensuite vers l’est et vers le nord, le long du Rhin. Il se structure aux Pays Bas autour de Menno Simons, prêtre catholique devenu anabaptiste. C’est de lui que les mennonites actuels tirent leur nom.Voici quelques-unes des spécificités mennonites au sein de la famille chrétienne plus large : l’adhésion volontaire et consentie à Jésus-Christ et à l’Eglise, d’où la pratique du baptême sur profession de foi ; la non-violence et l’engagement pour la paix ; une conception communautaire de l’Eglise ; la non-ingérence de l’Etat dans les affaires de l’Eglise.Ces pratiques n’étant pas toujours acceptables dans un premier temps par les autres chrétiens, les mennonites ont connu la persécution, le déplacement et l’émigration. En France, dès le XVIe siècle, mais surtout depuis le XVIIe siècle, les mennonites se regroupèrent dans l’Est du pays. Il existe aujourd’hui trois communautés mennonites dans la région parisienne, ainsi que plusieurs institutions engagées dans des projets de travail social. Sur le plan mondial, les mennonites se trouvent maintenant sur tous les continents et expriment des liens de solidarité et de communion par le biais de la Conférence Mennonite Mondiale, dont le siège se trouve à Bogota en Colombie.

 

EFraTA

 

Études Francophones de Théologie Anabaptiste

Une formation de spécialisation en théologie anabaptiste

EFraTa-Binenberg

 

Les Études Francophones de Théologie Anabaptiste (EFraTA) sont une formation de niveau universitaire, par modules, complémentaire à des études théologiques de base.

Elle vise l’approfondissement de la connaissance de l’histoire, de la théologie et de la pratique des ministères dans une perspective anabaptiste, en dialogue avec les courants chrétiens contemporains.

Pour qui ?

La formation est ouverte à des chrétiens de diverses tendances ayant déjà une formation théologique de base.

Où a lieu la formation ?

La formation a lieu au Bienenberg à Liestal (Suisse).

Formule

La durée des études est de 4 années, en formation continue.
Chaque année compte entre 65 et 70 heures de cours effectifs réparties en quatre périodes sur l’année.

Que celui qui n’a pas péché. Entre minimisation et surenchère du péché

Que celui qui n'a pas péché. Nouveau livre de la collection EXCELSISNouvel ouvrage qui paraît ces jours dans la collection Perspectives anabaptistes chez Excelsis.

Huit auteurs apportent leur contribution à la thématique dans une approche interdisciplinaire. La première partie, « État des lieux culturel et historique », donne la parole à Frédéric de Coninck pour situer le thème dans l’évolution de la société : « Les avatars contemporains de la faute et de l’accusation ». Hanspeter Jecker développe une petite histoire du péché dans les Églises mennonites par son article intitulé « Procéder ‘avec douceur et fermeté’ contre le péché. Un dilemme (pas seulement) anabaptiste ».

INFOS CMM Février 2019

La CMM rend hommage à deux responsables d’Église

La Conférence Mennonite Mondiale a perdu deux responsables d’Église dans l’exercice de leurs fonctions. Pascal Kulungu, membre du comité de pilotage du nouveau Réseau Anabaptiste Mondial pour la Paix, est décédé le 16 janvier 2019 après une courte maladie. Manjula Roul, membre de la Commission Foi et Vie depuis 2015 et membre du Conseil général, est décédée le 26 janvier 2019 à la suite d’un cancer.Lire la suite

Vecteurs d’espérance : solidarité anabaptiste andine

Pour la première fois depuis plus de dix ans, des responsables d’Églises de Colombie, d’Équateur, du Pérou et du Venezuela se sont réunis lors d’un rassemblement à La Cumbre, Valle, en Colombie du 9 au 12 novembre 2018. Ils étudièrent la Bible, chantèrent et s’écoutèrent les uns les autres sur le thème : « L’Église : vecteur d’espérance dans le contexte socio-politique d’Amérique latine. »Lire la suite

Aimer ses ennemis, est-ce possible ?

Le commandement d’aimer son ennemi est un oxymore, une contradiction dans les termes.
Martin-Luther King a écrit : « Pour ma part, je suis heureux que Jésus n’ait pas dit : Ayez de la sympathie pour vos ennemis, parce qu’il y a des personnes pour lesquelles j’ai du mal à avoir de la sympathie… Mais Jésus me rappelle que l’amour est plus grand que la sympathie, que l’amour est une bonne volonté, compréhensive, créatrice, rédemptrice, envers tous les hommes. »

Production : Fondation Bersier
Texte : Antoine Nouis
Présentation : Gérard Rouzier

Une tragédie mennonite – 1917-1939 (V)

https://leblogdejeancalvin.files.wordpress.com/2018/09/capture-d_c3a9cran-2018-09-12-c3a0-17-50-46.pngA partir de 1921, la destruction des colonies connaît une seconde phase. Les mennonites sont victimes, à tous les niveaux, de la politique communiste qui culmine dans la Terreur stalinienne, entre 1936 et 1939 : déchristianisation, collectivisation des terres, campagnes contre les « koulaks » et contre la minorité nationale allemande.

« C’est la non-violence qui doit être radicale »

Père Élisée, hiéromoine de l’Église grecque-catholique-melkite.ILS RÉHABILITENT LA RADICALITÉ (2/6). La radicalité, surtout religieuse, a mauvaise presse : elle est associée à la violence, à la dérive sectaire, voire à la maladie mentale…

« La Croix » a choisi de rencontrer des croyants radicaux, qui s’interrogent sur les exigences de leur foi et les limites qu’ils se fixent. Entretien avec le père Élisée, hiéromoine de l’Église grecque-catholique melkite.

Vous êtes prêtre et moine. La radicalité, est-ce un mot que vous aimez ?

Père Élisée : Dans son sens actuel, le mot est péjoratif. Mais on a perdu de vue son étymologie, qui vient de radice, la racine. Être « radical », c’est aussi être enraciné dans l’Évangile.